Assurances

PRÉVOYANCE DES JEUNES : L’IMPORTANCE DES PARENTS

Devant les difficultés que connaîtront les jeunes d’aujourd’hui lorsqu’ils prendront leur retraite, conclure un 3ème pilier dès un âge précoce sera de plus en plus nécessaire. Les parents jouent à ce titre un rôle décisif.

Les conseillers en prévoyance proposent régulièrement à des jeunes la souscription d’un 3ème pilier sous forme d’assurance-vie. Le principal obstacle rencontré lors de l’argumentation est, plus que le budget, la difficulté pour eux de se projeter dans les différents risques couverts : invalidité, décès, mais surtout vieillesse.
À quoi bon ?
À quoi bon commencer à épargner à l’âge de 20 ans pour une retraite qui n’interviendra que dans plusieurs décennies ? À quoi bon se prémunir contre les conséquences financières d’un décès alors qu’aucune responsabilité familiale n’existe ? À quoi bon se soucier de l’invalidité quand on est en bonne santé ?
Pourquoi commencer tôt ?
Les arguments en faveur d’une souscription la plus anticipée possible sont toutefois nombreux : couvrir les risques décès et invalidité en étant en bonne santé permet d’éviter un refus de l’assureur, ce qui n’est plus possible lorsqu’un gros pépin de santé est survenu. Cela constitue en outre un gage de sécurité pour l’établissement financier qui, dans quelques années, prêtera les fonds nécessaires à une acquisition immobilière. La mise en nantissement d’un contrat d’assurance-vie auprès d’une banque permet de pratiquer l’amortissement indirect.
En somme, c’est en prenant très vite une bonne habitude qu’on la gardera. Et surtout, plus on commence à épargner tôt, plus le principe des intérêts composés aura d’effet.
« Prévoyance » vient de « prévoir »
Bien sûr, nous ne recommandons pas de se serrer la ceinture pour épargner une fortune. Il faut adapter sa prime à son budget. Une prime de CHF 200.- par mois est un bon début pour un jeune qui n’a pas encore un grand revenu.
Le rôle des parents
Lorsque le conseiller parvient à convaincre le jeune, grâce aux arguments de sécurité évoqués plus haut, il arrive parfois qu’un autre obstacle surgisse : l’avis des autres. Et lorsque cet avis, négatif, vient des parents, il est bon de rappeler au jeune quelques éléments.
La génération qui arrive maintenant en retraite :
▪    a connu le plein-emploi
▪    aura des rentes pleines et qui ne diminueront pas
▪    connaîtra l’effet positif des 1er et 2ème pilier cumulés
▪    bénéficiera d’un taux de conversion élevé
▪    ne financera pas la retraite des générations à venir
Pour ces raisons, il est impératif que les parents remplissent leur rôle de prescripteur du 3ème pilier auprès de leurs enfants. Ils sont les meilleurs ambassadeurs d’un système qui a fait ses preuves et dont ils profiteront pleinement.

Source: www.retraites.ch